Théâtre traduction

Radio clandestine, Mémoire des fosses ardéatines

| Ascanio Celestini |

ISBN : 2-84705-048-5
EAN : 9782847050486 13x21cm, 64 p., 11 € Ouvrage publié avec le soutien du Centre national du livre

2009

Collection Théâtre contemporain en traduction
Traduit de l’italien par Olivier Favier.

Pièce majeure du théâtre-récit italien, Radio clandestine évoque le massacre par les nazis, à Rome, le 24 mars 1944, de 335 otages italiens en représailles à un attentat de la résistance perpétré la veille.

Ascanio Celestini s’appuie sur la publication en 1999 du livre L’ordre a déjà été exécuté de Alessandro Portelli (université de la Sapienza), essai d’histoire orale sur le massacre, à Rome, des Fosses ardéatines.

« Il s’agit d’une véritable entreprise pour redonner sens à l’univers de la tragédie, par l’évocation d’un événement qui constitue un lieu important de la mémoire contemporaine nationale, sujet souvent à de délicates controverses ou à des interprétations connotées. L’affaire des fosses ardéatines, parce que les représailles s’étaient produites après un attentat de la résistance, a longtemps été associée à des accusations d’irresponsabilité visant les partisans romains, alors même qu’il ne leur avait été donné aucune possibilité de se rendre, afin d’épargner les otages. Sans polémique, mais à la manière d’un conteur qui prend le temps de remonter aux origines, Ascanio Celestini reprend l’ouvrage histoire oral d’Alessandro Portelli, L’ordre a déjà été exécuté (prix Viareggio 1999), pour en faire un lieu de parole et d’échange, un moment de théâtre exemplaire, limpide et dépouillé. »
Olivier Favier, traducteur

Il se sert de ce matériau historique et anthropologique pour raconter la mémoire de sa ville, de son élection au rang de capitale en 1870 aux années de Rome ville ouverte. Il s’établit ainsi un dialogue imaginaire avec une « toute petite naine », incarnation du peuple romain illettré mais poétiquement lucide, toute entière absorbée dans ses difficultés matérielles et si souvent bousculée par le vent peu clément de l’histoire.


Extraits de presse

« ... Ce petit livre est une pure merveille. On peut le lire confortablement assis sur son fauteuil et le plaisir sera également au rendez-vous. Dans tous les cas, que ce soit lu ou écouté, dans le contexte actuel c’est un texte important et courageux.

(...) Ce n’est nullement un texte historique, ni un document ni un essai. Dans ce récit Asciano Celestini parle aussi d’autres choses. En bavardant avec la « toute petite » il raconte des souvenirs d’enfance, de l’enfance de son père, l’arrivée des paysans dans la capitale au début du siècle dernier et puis à partir des années 20 la progressive modification sociale du centre de la ville. Les pauvres étaient chassés en banlieue et les riches prenaient possession des quartiers du centre historique.
Les Fosses Ardéatines restent quand même le sujet principal. (...)

C’est là que le récit de Celestini montre toute sa puissance. En bavardant avec « la bassetta » il arrive à recréer l’atmosphère de terreur qui étranglait la ville sous la botte des Allemands. Et il démonte pièce par pièce tous les raisonnements révisionnistes qui tendent à dédouaner les soldats coupables de cet acte ignoble ainsi que la hiérarchie militaire allemande de leurs responsabilités. »

[Stefano Palombari, Italie à Paris , février 2009]


La pièce en italien, publiée en 2005 chez Donzelli, est régulièrement jouée par son auteur en Italie depuis.

Lecture dirigée par Luc Sabot avec Alex Selmane, Comédie du livre, juin 2007.

Lecture à l’Odéon-Théâtre de l’Europe par Serge Maggiani, dans le cadre du programme FACE à FACE - Paroles d’Italie pour les scènes de France (coproduction : ETI, Institut culturel italien de Paris et Odéon - Théâtre de l’Europe), le 26 janvier 2009.